pervers manipulateur narcissique

Anonymous 1

Dans ce témoignage, trouvez l’histoire d’un pervers manipulateur narcissique. Cette jeune fille raconte sa mésaventure : comment ça commencé, devenu l’enfer et comment elle s’en est sortie.

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Vie avec un pervers manipulateur narcissique

Dans ce témoignage, je voudrais partager mon expérience afin que d’autres ne soient pas pris dans le même piège. C’était il y a 7/8 ans. Ce genre de personne s’appelle un pervers manipulateur narcissique.

Le début

Au début, tout était beau, rose comme toute relations débutantes. C’était à priori l’homme parfait. Il a rencontré ma famille, tout le monde le trouvait bien.

Ça se gâte…

Puis petit à petit, tout a basculé, l’enfer commençait. Les belles déclarations sont devenues des railleries, des râlements, des hurlements, des rabaissements… Les erreurs qu’il faisait, c’était ma faute. TOUJOURS de ma faute. Encore et toujours…

J’avais l’impression de devenir folle. Car oui, c’est un piège, à force d’entendre toujours le même refrain, nous finissons par y croire… Ainsi, on perd pied et on bascule dans une autre réalité.

J’ai commencé à le détester, à ME détester.

Mais je n’ai pas perdu mon caractère pour autant. Je lui répondais, on se disputait. Lentement, il a commencé à cogner les murs à côté de moi, à étaler une « collection » de couteau en guise de « décors », pour reprendre ses termes.

En parler ?

J’ai commencé à prendre peur, à me poser des questions. Je n’ai osé parler de tout cela à personne jusque-là. J’avais honte, pour lui, de moi, d’avoir accepté tout cela…

Il voulait m’isoler de tout mon entourage. J’ai dû ruser. Je lui ai laissé croire que j’avais coupé les ponts avec tout le monde. Je donnais des nouvelles chaque fois que j’étais seule, au WC, quand il n’était pas là, la nuit…

J’ai commencé à essayer de parler de tout ce qui se passait… La famille n’y croyait pas. Les amis me disaient de partir… Je me sentais seule.

Quand la violence psychologique se transforme en VIOL

Puis les choses s’aggravaient progressivement. Il me faisait du chantage pour coucher avec lui, du genre « tu ne m’aimes plus », « tu me trompes » etc. et si je résistais, il insistait lourdement encore et encore jusqu’à ce que je cède. La définition même du viol… A qui en parler ? Que faire ? …

Si vous êtes dans ce cas, je vous invite à lire l’article sur le VIOL.

Vous trouverez des noms d’associations à contacter et numéro à appeler pour se faire aider !

Au fil du temps, je suis devenu sa cuisinière, sa femme de ménage, sa femme de compagnie, sa pute… J’ai commencé à déprimer à vu d’œil.

Je commençais à faire semblant de dormir les soirs pour ne pas qu’il me touche. Une fois, je l’ai senti au-dessus de moi prêt à le faire. Je me suis réveillée d’un coup. J’ai râlé, ragé. J’ai eu de la chance, il était de bonne humeur et m’a laissée. Je me suis enfermée dans la salle de bain choquée…

La gifle

Un jour, après une énième réflexion, j’ai craqué. J’ai pleuré. Il m’a giflé. J’étais sonnée. Je me suis souvenue de ce qu’on m’a dit :

« A la première gifle, il faut partir »

J’ai compris que ce n’était pas normal, que j’étais en danger.

Partir ?

Partir oui. Mais chaque fois qu’il partait, il m’enfermait et gardait la clé. J’étais coincé…

Il ne me restait qu’une seule issue : partir. Mais comment procéder ?

Par chance, j’appris que dans les mois à venir, il allait devoir déménager et il ne voulait pas de moi là-bas… Autant dire, un miracle cette opportunité ! On cherchait chacun de notre côté des raisons de ne pas déménager ensemble… Personne ne comprenait.

La rupture

Le déménagement fait, moi retourné chez mes parents, je ne l’ai vu qu’une dernière fois. Je comptais lui annoncer en face que c’était fini.

Je me suis entendu dire les pires horreurs qu’une femme amoureuse puisse entendre… Ne fais pas de moi ta priorité car moi, je ne te fais passer en premier. Autant m’annoncer que je n’étais rien à ses yeux…

Je suis partie m’enfermer dans la salle de bain et y ait passé la plupart de la nuit à pleurer… Il s’était imposé comme homme parfait, le sauveur, et là il m’annonçait qu’il ne m’aimait pas. Qu’il partirait en Australie mais seul, qu’il ne voulait pas de moi… Il me rejetait totalement….

Je suis partie au petit matin, je lui ai annoncé dans la journée que c’était terminé. Insultes, railleries, chaud, froid, déclarations ont plus toute la journée.

Le post-rupture

Cette partie post séparation reste flou dans mon esprit.

Il est venu jusque chez mes parents avec un bouquet ridicule, habillé comme un clochard. J’ai failli ne pas PeOerversversle reconnaître… Je l’ai trouvé tellement différent de l’homme classe, rasé de près du début… Il était là avec ses excuses et ses promesses. Je l’ai envoyé balader. Mes parents n’ont pas compris, m’ont suggéré de discuter avec lui. Mais il n’y avait plus rien à dire. L’histoire est close.

Je suis allée trouver refuge chez ma tante, il ma quand même retrouvée. Il attendait dans le couloir comme un clodo. J’ai fui dès que je l’ai vu. Il m’a rattrapé dans les escaliers, j’ai pris la porte de l’étage, appelé l’ascenseur et j’étais coincé… Il puait l’alcool, me baratinant avec ses belles paroles. Je l’ai repoussé malgré la peur. Ma tante a dû le menacer d’appeler la police et une voisine ayant ouvert sa porte afin de voir ce qu’était ce raffut fit de même. Il a fini par fuir.


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